L'objet du mois - juillet 2018

L’objet du mois est une paraison de verre destinée à la fabrication du verre à vitre.

Dimensions : 46 cm de Hauteur, 21 cm de diamètre maximum

Le musée conserve une collection d’œuvres en verre venues du monde entier. Les différentes étapes de fabrication de certaines pièces produites en France sont présentées.

Objet_juillet2018

L'homme a commencé à fabriquer du verre il y a environ 5000 ans. Le verre fut probablement utilisé pour la première fois dans l’Égypte ancienne, où les articles en verre étaient considérés comme des objets de luxe. Quand la canne de souffleur fut inventée vers 100 av. J.-C., les verriers purent créer des récipients plus grands en beaucoup moins de temps. Le nouvel art du soufflage du verre se répandit dans toute l'Europe avec l'expansion de l'Empire romain. Des grands centres de verrerie furent établis à Venise, en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

La recette de base de la fabrication du verre- sable, soude et chaux - n'a pas changé au fil des siècles, mais il existe des variantes. Par exemple, l'ajout de potasse et de plomb améliore la qualité du verre, alors que l'introduction de cobalt, de soufre ou d'autres minéraux le colore. Pour accélérer la fusion, on ajoute du calcin (verre broyé) au mélange de matières premières. Les ingrédients pour fabriquer une masse de verre sont mélangés et fondus dans de grandes marmites chauffées dans un four.

Le souffleur trempe l’extrémité d'une canne creuse dans la masse de verre fondu. Il fait tourner la canne sur elle-même jusqu'à ce qu'un morceau assez gros - la paraison - se soit formé à son extrémité. Il va ensuite la travailler en fonction de l’objet qu’il veut produire.

Le verre plat pour les vitres ou les miroirs était fabriqué soit en soufflant et tordant une petite boule de verre de façon à produire une mince feuille ronde, soit en soufflant un long tube ou un cylindre appelé manchon. Celui-ci était coupé aux deux extrémités, puis fendu dans le sens de la longueur et ouvert afin de former une feuille plate tandis qu'il était encore chaud.

Dans les verreries modernes, le verre plat est produit dans d'énormes bains de flottage. Le verre en fusion est coulé sur un bain d'étain fondu. La différence de densité des deux matières permet au verre de flotter sur l'étain. La surface de l’étain fondu est extrêmement lisse. Elle donne au verre une planéité de surface parfaite. Placé dans le four d’étenderie, il s’ouvre naturellement, à la manière d’une fleur, avant d’être aplani par l’étendeur, et recuit afin d’éliminer les tensions dans le verre.