Les 10 incontournables du musée

(Re)Découvrez le Musée d’histoire naturelle comme vous ne l’avez jamais vu !

Habitué de ses galeries, fasciné par la fourmilière, ou de passage lors d’une exposition temporaire, connaissez-vous réellement le musée ?

Revivez avec nous, semaine après semaine, le top 10 du musée !

En préambule :

La remarquable architecture intérieure du musée est caractéristique des muséums de la fin du 19ème siècle. Ce bâtiment, dessiné par Alfred Mongy, est livré en 1895 pour accueillir la Faculté des Sciences de Lille et les collections du Musée d'histoire naturelle, inauguré en 1822.

Le musée abrite aujourd'hui 4 collections rassemblant plus de 450.000 objets.

  • Zoologie : oiseaux et mammifères naturalisés, squelettes, coquillages et insectes...
  • Géologie : fossiles, roches et minéraux...
  • Ethnographie extra-européenne : objets de la vie quotidienne, de culte, parures, costumes, armes...
  • Sciences et Techniques : échantillons de matériaux, maquettes industrielles, photographies, ouvrages...

4500 objets de zoologie et de géologie sont visibles dans les présentations permanentes, soit environ 1 % des collections conservées.

Les expositions temporaires permettent de sortir d'autres objets des réserves et d'en faire profiter le public. De par leur qualité, les collections du musée font l'objet de nombreux prêts et études en France et à l'étranger.

Incontournable n°1 : LA TAXIDERMIE

La taxidermie

D'où viennent les animaux ?

La plupart des animaux naturalisés conservés au musée datent du 19ème siècle. Ils proviennent de dons de collectionneurs privés, d'achats effectués auprès de sociétés naturalistes ou de ménageries ambulantes. Aujourd'hui, les collections continuent de s'enrichir grâce aux animaux donnés par les parcs zoologiques.

Pourquoi naturaliser les animaux ?

A l'origine, les scientifiques ont conservé les animaux pour pouvoir les étudier dans l'objectif de dresser l'inventaire du vivant. Aujourd'hui, les collections constituent un patrimoine témoin des évolutions de la biodiversité.

Comment ?

Pour naturaliser un mammifère, le taxidermiste doit :

  • récupérer et tanner la peau de l'animal
  • réaliser un croquis illustrant la posture choisie
  • découper la silhouette de l'animal dans un panneau de bois
  • sculpter le volume du corps de l'animal dans de la mousse de polyuréthane
  • ajuster la peau sur le mannequin et la refermer par des coutures

Pour naturaliser les oiseaux, une partie du squelette est conservée (ailes, pattes, crâne) et le volume du corps est reconstitué en fibre de bois.
Autrefois, on utilisait de la fibre de bois ressemblant à de la paille, d'où le terme « empaillé ».

Qu'est-ce qui est vrai ?

Les poils, les cornes, les sabots, les plumes, les becs, les dents (si le crâne est inclus au mannequin) ...

Qu'est-ce qui est faux ?

Les yeux (verre), la langue (résine), la couleur de certaines parties du corps (peinture, vernis...), les dents (moulage en résine)...

Les atouts du Musée d'histoire naturelle

Se retrouver nez à nez avec un lion, s'étonner de la taille d'un ours polaire, s'émerveiller des couleurs des perroquets ou des papillons…
Une expérience inédite !

Incontournable n°2 : LE CACHALOT

Le Cachalot

Tous les squelettes accrochés aux poutrelles du plafond sont ceux de mammifères marins : cachalot, rorqual à museau pointu, morse, marsouin commun, globicéphale... (Il est possible de trouver des informations complémentaires sur ces espèces en montant sur la galerie.)

Ces animaux ne peuvent être naturalisés (grande taille, peau nue, épaisse couche de graisse...), c'est pourquoi seul leur squelette est exposé, associé à une reconstitution en résine de taille réduite.

L'histoire du cachalot du musée

Ce cachalot s'est échoué au Danemark en 1996 et est arrivé au musée en 2001.
C'est le plus grand squelette du musée (il mesure près de 13 mètres de long !).
Les deux petits os suspendus sous la colonne vertébrale du cachalot sont les vestiges du bassin d'un ancêtre terrestre à quatre pattes : ils témoignent de l'évolution des espèces.

Le saviez-vous ?

Le squelette du rorqual situé juste à l'entrée du musée possède encore ses fanons, fixés à ses mâchoires.
Autrefois, les fanons de baleine étaient utilisés pour fabriquer les armatures de parapluie, de corsets ou de soutien-gorge, nommées baleines pour cette raison.

Incontournable n°3 : LA FOURMILIERE

La fourmilière

Au sein de son espace dédié à la zoologie, le Musée d'histoire naturelle de Lille possède un insectarium, où araignées, fourmis, et autres espèces sont observables au cours de vos visites.

Un espace dédié aux fourmis est notamment présent. Ces travailleuses ne s'arrêtent jamais... et grâce à une installation appropriée, vous pourrez les suivre jusqu'au cœur de la fourmilière.

Pourquoi du vivant dans un musée ?

Les insectariums font la joie des enfants qui prennent plaisir à chercher les insectes dans la végétation. Ces présentations ont aussi un intérêt didactique : en effet, certaines de ces espèces permettent d'observer différentes formes de mimétisme parfois surprenantes (phasme feuille, mante orchidée...).

Les fourmis mangent-elles les feuilles ?
Ces fourmis champignonnistes découpent les feuilles pour faire pousser le champignon enfermé dans la boîte rouge. Les fourmis, quant à elles, se nourrissent des sécrétions du champignon.

Pour frissonner en voyant une mygale vivante, c'est aussi au musée qu'il faut venir !

Tous ces animaux naissent et grandissent dans la nurserie du laboratoire du musée. 70 espèces y sont élevées !

Incontournable n°4 : LES LOUPS

Les loups

La vitrine des loups au musée

Dans la vitrine des loups, est présenté un spécimen ancien, datant de 1830.
Ce spécimen permet d'apprécier l'évolution des techniques de taxidermie : sa posture figée contraste avec celles très réalistes des 2 spécimens plus récents..

Outre son ancienneté, son origine est remarquable : il provient de Montreuil-sur-Mer (62) et atteste donc de la présence du loup dans la région il y a 200 ans !

Le loup, qui avait totalement disparu de France, est de retour : passé par les Alpes, il s'est aujourd'hui installé jusque dans le massif des Vosges.
Pourquoi pas un jour dans le Nord ou le Pas-de-Calais ?

A voir aussi au musée

D'autres grands mammifères d'Europe sont visibles dans cet espace du musée : lynx, ours brun, chamois, cerf, chevreuil, sanglier...

Incontournable n°5 : LA SALLE DES OISEAUX

La salle des oiseaux

Cette salle présentant des oiseaux d'Europe n'a presque pas été modifiée depuis son installation en 1908.
Elle témoigne de l'accumulation de spécimens qui remplissait toutes les salles du musée à l'époque.

Elle est à l'image de la classification du 19ème siècle qui regroupait les espèces par ressemblances : rapaces diurnes et nocturnes, gallinacés, passereaux, échassiers, palmipèdes...

Les cartels placés sous chaque spécimen nous renseignent sur :

  • le nom scientifique (2 mots en latin)
  • le nom commun
  • le symbole mâle ou femelle
  • le lieu et la date de collecte

Peut-on voir un aigle royal dans cette salle ?

Oui mais on le trouve sous le nom d'aigle fauve !
En effet, les noms communs peuvent être différents d'un pays à l'autre, voire d'une région à l'autre ou même évoluer au fil du temps.
Pour les spécialistes, le vrai repère reste le nom scientifique en latin.

Incontournable n°6 : LA GRANDE VERRIERE

La Grande Verrière

Cette grande vitrine a été rénovée en 2015, grâce à de généreux donateurs, dans l'esprit de ce qu'elle était au début du 20ème siècle lors de son aménagement.

Se côtoient ici des spécimens très anciens qui ont été restaurés et des naturalisations plus récentes dont certaines sont particulièrement remarquables telles le paresseux, les orangs-outangs, la panthère nébuleuse ou l'ours lippu.

La conservation est une mission essentielle du musée : les nombreuses campagnes de restauration de spécimens permettent de préserver ce précieux patrimoine.

Ce type de scénographie s'inspire des dioramas.

Dans les muséums, les dioramas présentent les animaux dans leur environnement naturel reconstitué, avec une fresque peinte en arrière-plan.
En faisant le choix de juxtaposer dans ce décor (rochers en béton) des animaux qui, dans la nature, ne cohabitent pas, cette vitrine permet de montrer une trentaine d'espèces de mammifères !

Elle contraste avec le reste de la salle où la muséographie plus récente, moins surchargée, propose de comprendre ce qu'est un mammifère.

Incontournable n°7 : L'OURS POLAIRE

L'ours polaire

Un ours polaire empaillé... ?

Et oui, le musée possède des spécimens d’espèces en danger, ou éteintes, car c’est aussi le rôle du musée de sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur la biodiversité.

L'ours polaire est l'animal emblématique des espèces en danger : nombre d'entre elles sont aujourd'hui protégées.
L'acquisition exceptionnelle de cet ours par le musée a été réalisée grâce au quota de chasse auquel les populations Inuits ont droit pour leur survie.

Le musée possède également des spécimens d'espèces totalement éteintes, conservant ainsi une trace précieuse de leur existence passée pour les générations futures.

Incontournable n°8 : L'IGUANODON

Iguanodon

Ce dinosaure herbivore a vécu dans la région il y a 130 millions d'années.

 2 reconstitutions sont présentées au musée :

  • * 1 reconstitution à taille réelle, impressionnante.
    Le dinosaure est debout, dressé sur ses pattes arrières, pour se nourrir.
  • * 1 reconstitution à taille réduite, plus ancienne.
    Cette dernière représente le dinosaure à 4 pattes, avec une corne sur le front.
    Cet élément pointu est aujourd'hui identifié comme un pouce, grâce à la découverte de squelettes complets à Bernissart (Belgique) en 1878.

    (Le pouce sur le grand dinosaure est, lui, placé au bon endroit !)

Ces 2 reconstitutions illustrent l'évolution des connaissances scientifiques et les difficultés que peuvent rencontrer les paléontologues.

Un mégalosaure lui fait face : ils ont vécu tous les deux dans la région, mais pas à la même période.
Ce dinosaure carnivore est bien plus petit et plus ancien que le célèbre tyrannosaure, qui a vécu, lui, sur le sol américain.

Incontournable n°9 : LES FOSSILES DU CARBONIFERE

Les fossiles du Carbonifère

Le Musée d'histoire naturelle de Lille conserve une importante collection de paléobotanique provenant du Bassin Minier.

Ces fossiles ont permis de reconstituer le paysage de notre région au Carbonifère (période géologique qui signifie « qui porte du charbon ») : 
il y a 300 millions d'années, y poussaient des forêts gigantesques !

Comment le sait-on ?

Grâce aux fossiles de plantes trouvés entre les couches de charbon lors de l'exploitation minière dans la région.
En comparant ces fossiles avec des espèces végétales actuelles, on a pu en déduire que les plantes du Carbonifère pouvaient atteindre 30 à 40 mètres de haut.
Ces plantes ont poussé dans un milieu marécageux, sous un climat tropical et montrent que notre région se trouvait à cette époque près de l'équateur !

Quelle faune y vivait ?

Des millions d'années avant que les dinosaures n'apparaissent sur Terre, cette forêt carbonifère était peuplée d'arthropodes de très grande taille (insectes, arachnides, scorpions...).
Les plus célèbres s'appellent Meganeura, une libellule géante, ou Arthropleura, sorte d'énorme mille-pattes : ils sont ici reconstitués à taille réelle !
(à voir en montant à l'étage sur la galerie)

Incontournable n°10 : LES MOMIES

Les momies

Ces momies proviennent des ruines de Thèbes en Egypte et ont été ramenées dans les collections du musée de Lille en 1822.

  • La momie débandelettée est en parfait état de conservation : il s'agit d'un homme adulte.
  • La seconde, entourée d'un linceul et de bandelettes, est celle d'un adolescent.
  • La 3ème, plus petite, a la forme d’un crocodile

La technologie au service des momies

Récemment, des analyses d'imagerie médicale de pointe ont été effectuées sur ces momies vieilles de 2300 ans.
L'objectif : reconstruire leur structure en volume grâce au scanner en 3 dimensions pour mieux les étudier (âge, mode de vie, état de santé...).

On doutait de la présence d'un animal dans la 3ème petite momie en forme de crocodile, mais grâce à ces analyses, on sait maintenant qu'il y a bien un squelette ! (par contre, il manque le crâne et une patte... ! )

Pourquoi des momies dans un musée d'histoire naturelle ?

Historiquement, l'Homme est intégré dans les collections des museums : crânes, squelettes humains, momies...
On l'étudie alors scientifiquement comme un mammifère parmi les mammifères, comme un membre à part entière du règne animal.

Et maintenant que vous connaissez les 10 incontournables du musée, pourquoi ne pas venir les découvrir en vrai ?
Ils sont signalés au sein musée et ne manqueront pas de vous étonner !
Réservez vite votre venue !