L'objet du mois de janvier 2020

Pour démarrer l'année haut en couleur, le musée vous dévoile ces nuanciers de références pour les céramistes issus de la collection Sciences et Techniques.

La solution pour peindre à l'aveugle 

À la différence du peintre face à sa toile, le céramiste peint à l'aveugle. Il applique sur l'objet une pâte grisâtre composée de pigments qui se présentent sous forme de poudre qu'il aura mélangée à un liant. La couleur ne se découvre qu'après la cuisson. C'est pourquoi l'utilisation des nuanciers de référence est indispensable dans le choix des couleurs.

Processus fastidieux

Très complexe, la recherche d’une couleur reproductible dans le domaine céramique dépend de nombreux facteurs : de la nature des pigments et des oxydes métalliques, de l’équilibre des composants de la pâte céramique, de la courbe de température de la cuisson, de l’atmosphère du four (présence contrôlée de l’oxygène), des matériaux de combustion qui l’alimentent ou encore de la durée de la cuisson. Tous ces éléments déterminent la manière dont les différentes couches d’émaux vont fusionner, prendre un aspect final brillant ou mat, lisse ou grumeleux.

Quels composants derrière les couleurs ? 

Ce sont les composants chimiques d'oxydes métalliques qui donnent leurs couleurs aux glaçures, en particulier, l’oxyde de fer produit les tons vert, rouge, jaune, noir ou marron, l’oxyde de cobalt les bleus, l’oxyde de chrome les verts, l’oxyde de manganèse des violets et des bruns... Les couleurs sont de deux types : couleurs de grand feu (plus de 1100°) et petit feu (moins de 1000°). Ces dernières cuissons apportent la qualité principale de la porcelaine et de la faïence, celle d’une pièce imperméable. La couleur en céramique est inaltérable.