Venez découvrir cette forme de vie unique grâce l'installation de l'artiste contemporaine Hadrien Tequi !

Mai 1973 au Texas, Marie Harris de Garland découvre ce qui ressemble à une mousse jaunâtre dans son jardin. Malgré tous ses efforts, elle ne parvient pas à se débarrasser de cet intrus et ce dernier continue son expansion jusqu’à disparaître mystérieusement. Très vite, l’histoire fait le tour du pays et attise la curiosité. Un surnom circule pour décrire cette forme de vie alors inconnue : le blob. Le projet prend ce fait divers comme point de départ pour former une installation composée de quatre éléments décrits ci-après.



Une structure baignée de lumière rouge accueille une trentaine de cultures de blobs. Au bout de quelques jours, les blobs s’échappent de leurs boîtes et arrivent dans un labyrinthe de Plexiglas. À la sortie de ce labyrinthe, les blobs découvrent des flocons d’avoine disposés apparemment aléatoirement. Ils relient alors les points de nourriture entre eux pour révéler un motif.



Un ensemble de coupures de presse datant de mai 1973 dresse le portrait du blob avec les connaissances et spéculations de l’époque. Il est également indiqué les lieux où le blob a été identifié sur une carte lumineuse des États-Unis.



Une armoire renferme le matériel nécessaire à l’entretien du blob le long de l’exposition. Tous les jours, une personne enfile une combinaison protectrice, nourrit le blob et le soigne afin que l’expérience puisse continuer.



L’expansion du blob dans l’espace étant trop lente pour être perceptible, deux caméras prennent ainsi en photo l’évolution du blob sous forme d’un timelapse diffusé sur un écran attenant à l’installation. Le spectateur peut ainsi observer la croissance du blob.

 

« À travers une pratique pluridisciplinaire, mon travail explore la dichotomie entre notre fascination pour ce qui échappe à notre contrôle et notre obsession de maîtrise. Chaque projet se construit autour de cette tension. Plutôt que d’en faire un sujet, il est question d’en faire le moteur du travail. L’utilisation d’outils tels que des programmes de reconnaissance de formes, la robotique ou encore le vivant permettent d’injecter de l’imprévu et de l’aléatoire dans un système régit par des règles. Les formes qui en résultent rendent compte de cette friction entre ce qui est de l’ordre du connu et ce qui relève de l’inconnu. »

Hadrien Tequi